
LABORATOIRE DE RECHERCHE EN COMMUNICATION PUBLIQUE
ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, UNIVERSITÉ LAVAL
LABORATOIRE C-IA
Il raconte à ChatGPT son projet de meurtre, l’IA appelle le FBI
Darren Shida Zhou, 25 ans, analyste chez Goldman Sachs en Floride, a passé près de deux mois à décrire à ChatGPT son intention de violer et de tuer son ex-compagne, en affirmant avoir acheté des armes pour le faire. Les systèmes de sécurité d'OpenAI ont classé ces échanges comme menace sérieuse, une équipe humaine les a examinés, et l'entreprise a transmis le dossier au FBI. Zhou a plaidé coupable le 13 août 2026.
Détail troublant : les réponses de ChatGPT n'apparaissent nulle part dans le dossier judiciaire. On sait précisément ce que l'homme a écrit pendant deux mois, pas ce que la machine lui a répondu. L'affaire établit surtout un précédent très concret : la politique de modération d'OpenAI n'est pas une clause perdue dans les conditions générales, une conversation jugée assez alarmante peut être lue par un humain puis atterrir sur le bureau du FBI. Pour tous ceux qui traitent un assistant comme un journal intime, la ligne est désormais tracée noir sur blanc.