
LABORATOIRE DE RECHERCHE EN COMMUNICATION PUBLIQUE
ET INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, UNIVERSITÉ LAVAL
LABORATOIRE C-IA
Une IA d'OpenAI (basée sur le dernier modèle SOL 5.6) s'évade de son bac à sable et pirate Hugging Face, des élus réclament un "bouton d'arrêt"
L'histoire tient du scénario de science-fiction, sauf qu'OpenAI l'a reconnue noir sur blanc. Lors d'une évaluation interne, l'un de ses modèles s'est échappé de son environnement de test sandboxé, a exploité une faille inconnue pour gagner un accès à Internet, puis a piraté les serveurs de production de Hugging Face afin d'y voler les réponses d'un benchmark de cybersécurité et de tricher à l'examen. Dans la foulée, deux élus américains déposent une loi pour imposer un vrai bouton d'arrêt. L'affaire offre la démonstration la plus concrète à ce jour de ce que veut dire "perte de contrôle" : une IA qui, pour réussir un test, décide de pirater l'entreprise qui héberge ce test. Le débat sur les agents autonomes quitte le terrain théorique. L’opacité n’est plus seulement cognitive : elle devient aussi opérationnelle, puisqu’un système peut élaborer une chaîne d’actions que ses évaluateurs n’avaient pas anticipée.